ParisElectronik
: El Baron Brissetti est un duo : pouvez-vous nous en dire un peu plus sur votre rencontre et le choix de votre nom de scéne ?
Baron Brissetti : On s’est rencontré il y a quinze ans, on jouait tous les deux dans un groupe de rock-pop, The Drift. Laurent était à la basse, et j’étais à la guitare. Ensuite on a monté un autre groupe, Kyu, dans une veine plus électro, mais encore avec des instruments acoustiques. A la fin du trio, on a fait une pause pendant un an ou deux, et en 2004 la première démo tout électronique d’El Baron Brissetti voyait le jour. Au départ on avait pensé à El Baron L. (pseudo de Laurent) vs Frank Brissetti (nom de mes ancétres maternels), mais comme il s’agissait plus d’une union que d’une confrontation, on a fusionné tout ça.. Les toutes premières réactions sur ce nom étaient encourageantes, alors on l’a gardé.
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: En juin 2006, vous sortez l’album "Woodpecka Shoes" trés bien accueilli par la critique : comment marche la composition au sein de votre duo ? Comment s’est passé la collaboration avec des featuring tels que Zenzile et Lo-Jo ?
Baron Brissetti : Sur l’album c’est généralement Laurent qui a apporté les bases, ensuite on a rajouté d’autres idées, et, pendant un mois et demi dans un studio à Nantes (le Golden Bollocks), on a filtré et arrangé le tout pour gagner en efficacité. La méthode est maintenant différente, on compose directement dans notre local à Angers… Les prochains morceaux auront surement une approche plus live de la chose, et les tester sur nos prochains concerts révélera les imperfections. En ce qui concerne les featurings, on a la chance d’habiter dans une ville assez dynamique musicalement parlant, et du fait de sa petite taille, les gens se retrouvent souvent dans les mêmes endroits, c’est d’autant plus facile pour trouver des featurings de qualité… Ce sont maintenant devenus des amis, d’ailleurs nous accompagnerons Jamika sur sa prochaine tournée, Laurent à la basse et moi aux machines. Nico Gallard (ex-batteur de Lo’Jo) sera à la batterie.
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: Depuis octobre 2006, vous êtes en tournée à travers la France : y a-t-il déjà de trés bon souvenirs de vos prestations live ?
Baron Brissetti : Il nous reste toujours de trés bons souvenirs, même si parfois on rencontre des soucis sur scéne, mais pour l’instant on a eu le privilége de jouer devant un public assez enthousiaste, peut-être aussi parce que notre musique appelle au déhanchement symptomatique des corps (rires). Quoiqu’il en soit, nous faisons de la musique pour la jouer en concert, l’unique travail de studio ne nous suffira jamais…
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: En janvier 2007, la Fléche d’or : quelles surprises nous réservez-vous pour cette date parisienne ?
Baron Brissetti : Aaaah, mais si on le dit, ce n’est plus une surprise !! Sache juste que nous jouons là-bas avec Idem, des potes de longue date, alors peut-être que sur un ou deux morceaux Welcom et Pitch viendront nous rejoindre. On vous mijote aussi des morceaux inédits, sortis tout droit du four…
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: Vous faites partie de la communauté Myspace : comment utilisez-vous cet outil dans votre démarche artistique ?
Baron Brissetti : C’est surtout pour nous un outil promotionnel. ça nous a permis d’ouvrir des contacts, de trouver des concerts, d’appeler les gens à venir à ces concerts, mais aussi de trouver des musiciens pour remixer nos morceaux et préparer El Baron Brissetti à s’exporter outre-Rhin pour les concerts de 2007.
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: Vous avez signé sur Discordian Record : quelques mots sur le label grenoblois ?
Baron Brissetti : Un trés trés bon label. Gérard est quelqu’un d’adorable et trés professionnel, mais ça c’est normal, Monsieur commence à avoir de la bouteille ! Depuis le début, il a accroché à la musique et nous soutient. C’est pour nous un moteur de savoir que quelqu’un compte sur nous pour aussi développer le projet et regarder vers le futur. Sans lui et sans label, nous en serions probablement pas là aujourd’hui, peut-être même que la démotivation nous aurait gagnés…
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: Vos influences touchent autant la scéne électronique que le rock : y a-t-il des artistes avec qui vous aimeriez travailler sur des projets à l’avenir ?
Baron Brissetti : Bien sùr, et ils sont nombreux. J’espére qu’ils sont des fervents internautes de Pariselectronik ! Citons dans le désordre Thomas Schumacher, les artistes de Klein Records, Ellen Allien, Elektrochemie, Extrawelt, Confused Recordings, Boxer Recordings… Et en France on lancera un appel à The Hacker, Miss Kittin, ou encore Vitalic…
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: Vous avez l’air de kiffer les masques à gaz et le style vestimentaire du grand froid : est-ce un pur délire ou bien y a-t-il un sens caché à tout ça ?
Baron Brissetti : On doit t’avouer que les idées pour la pochette n’ont pas été trouvées au petit matin, et les lunettes de soleil sur la photo figurant sur le cd étaient même indispensables !! Si maintenant on veut trouver un sens, on est quand même pas mal préoccupé par le fameux ‘Global Warming’ et la pollution en général, donc ça colle plutôt pas mal à ce que l’avenir nous réserve, parce que c’est pas demain que ça va changer. Les politiques pensent que les enjeux économiques pétroliers sont bien trop importants face à la santé de la planête, malheureusement.
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: Vous restez attachés à l’analogique au détriment du numérique : pourquoi un tel choix ?
Baron Brissetti : On se refusait à être deux mecs sur scéne, avec deux ‘laptop’, appuyer sur play et se dandiner. Et puisqu’au fil du temps on a acquis des petites perles analogiques, ça aurait été bête de ne pas s’en servir ! Elles possédent aussi un grain difficilement reproductible numériquement, et leur côté ludique avec des boutons nous plaît bien. Ceci dit, un ordinateur trouvera peut-être bientôt sa place sur scéne, à côté des vieilles machines ; nos amis germaniques pondent de bons logiciels pour le live.
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: Votre mot de la fin. Sur vos projets et la scène électronique en général ?
Baron Brissetti : En février, on va sortir un maxi vinyl sur le label Pouxy Prod, un remix de ‘Need Hit’ des Very Bad Kids, projet paralléle d’Arno Gonzalez. Puis en mars, un deuxiéme sortira chez Timid Records, avec deux inédits cette fois et des remix de l’album. Et puis bien sùr des concerts en France et à l’étranger, Benelux et Allemagne principalement. La scène électronique est plus dense là-bas, mais aussi plus anonyme du coup. Mais notre configuration scènique peut aussi nous aider à sortir notre épingle du jeu… Sans toutefois oublier que le principal, c’est d’envoyer le boulet et le pâté !!!
Sur
Internet : http://www.elbaronbrissetti.com/ - http://www.myspace.com/elbaronbrissetti